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Polissoirs de Saint Mard (En cours de révision)
Les anciens Saint-Mardois se souviennent de leur première visite en ces lieux hantés par les fées, les sorcières et l'effrayant homme sans tête. Pour y parvenir, il fallait suivre un parcours pentu le long du ruisseau du Bruzel aboutissant à un groupe d'énormes pierres aux formes tourmentées , jetées là par quelque force surnaturelle. Ce genre de rocher ne se trouve nul part ailleurs dans la région ce qui ajoute à l'étrangeté du lieu
Elles servaient paraît-il de siège à ces personnages mystérieux et inquiétants. Les traces que ceux-ci ont imprimé dans la pierre témoignent de leurs visites régulières. .
Les cailloux des sorcières, comme on les appelait, sont en fait des blocs de grès siliceux, derniers témoins d'une couche géologique disparue et utilisés comme polissoirs à l'époque du néolithique.
Si les polissoirs de Saint-Mard ont été populaires et recevaient souvent la visite des écoliers et des adultes et des archéologues, ils sont à présent oubliés et négligés.
Le but de cette présentation est raviver l'intérêt pour ce patrimoine en danger.
Peut-être des archéologues trouveront en ce site à haut potentiel un sujet d'étude intéressant. La Gaume néolithique ne semble pas avoir été l'objet d'étude malgré le nombre d'artéfacts découverts..
Les cailloux des sorcières dans la culture populaire
Même si elles ont oublié l'utilisation des polissoirs, les populations qui se sont succédées après le néolithique non pas manqué de remarquer ces traces étranges et leur attacher des légendes.
La légende des cailloux des sorcières qui nous est parvenue pourrait être fort ancienne mais aucun écrit n'en fait mention. Les différentes variantes mentionnent les fées les sorcières et l'homme sans tête. Celui-ci devrait son existence à la croyance selon laquelle les populations pré-romaines étaient sans culture et pratiquaient des sacrifices humains.
Les polissoirs et l'archéologie
C'est à la fin du 19éme siècle que les polissoirs sont signalés à la communauté archéologique belge. Lors de la séance du 29 juin 1892 de la Société Royale d'anthropologie que M. A. Cels appelle l'attention de la Société et au gouvernement Belge sur "des pièces préhistoriques du plus haut intérêt".
Voir la déclaration de M. A. Cels(p83-84))
Nous devons au célèbre archéologue le baron Alfred de Loé une première description détaillée datée de 1896. Il fera encore mention des polissoirs dans des publications ultérieures. Voir les roches polissoirs du Bruzel
Le paradoxe des polissoirs de Saint mard
A notre connaissance, aucune fouille systématique n'a été entreprise dans la zone des polissoir. Toutefois, des essais de dégagement des roches ont eu lieu. lors de ces travaux, à faible profondeur, des tessons grossiers qui pourraient datés de l'époque néolithique ont été trouvés, mais que faisaient là aussi les quelque tessons attribués à l'époque gallo-romaine? Les lieux auraient-ils servi de sanctuaire à cette époque? Le village gallo-romain de Vieux-Virton est tout proche. Les archéologues sont certains, un habitat d'importance devait exister non loin des polissoirs. Des découvertes fortuites dans la zone Virton et Saint Mard pourraient le confirmer. En particulier, le plateau de Solumont a révélé des artefacts. Mon père m'avait expliqué que alors écolier, il allait dans les labours chercher des éclats de silex. Situé au confluent de la Vire et du Ton, le plateau de Solumont semble un lieu idéal pour un établissement néolithique.
Il serait aussi logique qu'un campement de travailleurs se soit formé à proximité des polissoirs ces outils si efficaces pour le façonnement final des outils en pierre. Dans leur rapports, le archéologues du 19eme siècle ne mentionnent pas que cette zone est riche en phénomène Karstiques. Il y a dans le bois de Saint Mard un gouffre qui portait le nom de trou d ursin mais mentionné "abîme de Saint-Mard" sur cardtoweb.be).
J'ai dans ma jeunesse récolté dans le bois de Saint-Mard au dessous des polissoirs deux fragments de concrétion calcaires.
Le lieu dit où se situe les polissoirs s'appelle le trou d'(h)ario. Le nom pourrait provenir d'un gouffre qui aurait été comblé par les cultivateurs. ario serait un nom d'origine celte signifiant labour la signification du lieu dit serait dans ce cas "Le trou dans les labours".
Se pourrait-il qu'a l'époque néolithique, les ouvriers utilisaient comme abri, une anfractuosité aujourd'hui comblée .
Ce même phénomène de solifluction pourrait avoir aussi dispersé les artefacts .
A quelques mètres à peine d'un des polissoirs apparait un petit fossé se dirigeant en oblique vers le Bruzel.
Dans ce fossé de nombreux blocs de pierres sont apparents. Ce fossé n'est mentionné dans aucun rapport.
Comment accéder aux polissoirs?
Le visiteur motivé devra aussi être courageux, l'accès n'est pas balisé et nécessite de traverser des propriétés clôturées. Petit à petit les broussailles envahissent le site, les lichens et les mousses masquent les traces de polissage au point que les roches ne sont plus visibles comme sur les photos anciennes.
Gallerie photos

Le site est dégagé les polissoirs sont visibles dans leur ensemble

Les polissoirs sont enfouis sous les orties ronces et les buissons.
Divers documents
Classement
Des la révélation des polissoirs en 1892, les scientifiques ont craint la destruction des rochers. Mais il a fallu attendre 1976 pour les polissoirs soient classés.
Cartographie
Geologie
Les roches qui ont servi de polissoirs sont constituées d'un grès très dur. Il semble qu'il s'agit de pierre de stonne. Le nom provient d'un village situé non loin de Sedan. Ce genre de roche est rare en Belgique, c'est pourquoi c'est en France que l'on peut trouver le plus de renseignements.
Autres polissoirs
Les polissoirs neolithiques sont rares en Belgique et en Europe. Toutefois un grand nombre de polissoirs néolithiques se situe en France, dans le bassin de Paris. Peut-être est-ce dû au fait que les archéologues Français ont prêté plus d'intérêt pour ce type d'artefact.
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Heusy , Belgique



















